Salutations,
"Tout va bien" pourrais-je dire, et c'est ce que je vais faire. Pourtant cette semaine a été rude, forte en émotions à sa manière, mais j'en ressors plus ou moins sereine.
Les cours sont évidemment très intéressants et même passionnants, je prends vraiment plaisir à y assister. C'est seulement la quantité de travail à fournir derrière qui est tout simplement énorme et qui "gâche" un peu le plaisir -mais d'un côté il n'y a qu'en bossant ces cours qu'on les comprend vraiment. Mes premières notes ne vous paraîtront pas très glorieuses, et sans l'être, elles ne sont pas si minables que ça.
8/20 à ma première dissertation de français, j'avais imaginé pire (pour tout dire, 4), surtout que le sujet je l'ai compris plus ou moins, mais mal traité, alors ça me rassure un peu sur mes maigres capacités intellectuelles. ^^
Il faut le dire, je suis avec des gens qui sont très forts. Je complexe beaucoup, à côté de leur écriture la mienne fait CP. Pas que l'écriture, d'ailleurs. Mais les gens de la classe sont très gentils, et l'ambiance est, à vrai dire, tout simplement géniale. Il n'y a pas d'autre mot. Avec ce petit mois de cours qui est passé, on a commencé à tous se connaître plus ou moins -maintenant on peux fixer des prénoms sur la tête des autres. L'ambiance un peu coincée du début s'est détendue, ce qui fait que nous avons fréquemment quelques bonnes rigolades, même en cours. Je suis chanceuse d'être en AL (prépa littéraire), car dans les autres classes (scientifiques particulièrement), l'ambiance est à chier. Un ami a quitté sa prépa physique pour migrer en prépa économie tant l'atmosphère en classe était tendue, tranchante, même.
Je suis désolée de ne pas venir plus souvent mettre à jour ce blog, d'ailleurs ce matin j'ai un peu de temps devant moi alors je vais visiter tous vos blogs, depuis le temps il doit avoir des choses nouvelles. ^^
Mis à part ces nouvelles "scolaires", je me suis achetée des nouvelles boucles d'oreille, je mettrai la photo plus tard dans la journée. J'ai le dernier album de Rammstein, et waouuuuuu !
Sinon je me suis prise d'affection pour ce Hêtre, héros et témoin de cette histoire sordide. Qu'il est beau, qu'il est grand et surnaturel, ce roi magnifique dominant l'amphithéâtre des montagnes jalouses. Mais personne ne comprendra.
Ces derniers temps j'essaye vraiment de travailler sur moi, de me changer. Mon mauvais réflexe de toujours me comparer aux autres pour mieux me rabaisser me fatigue, m'épuise. Comme l'a dit Lune, je me sabote, littéralement. Elle a raison, la Lune, elle aussi essaye de changer, mais ce n'est pas facile. Surtout quand on a autre chose à faire à côté (le zhom, les études -surtout les études). Je dois arrêter de m'investir dans un projet non pour le projet en lui-même. Je m'investis toujours pour me prouver que je vaux quelque chose, mais évidemment, ma nature veut qu'au final je conclue que je suis une merde infâme méritant la mort. Je ne fais pas les choses pour ce qu'elles sont, mais pour la manière dont elles peuvent me donner une meilleure image de ma piètre personne égocentrique. C'est dur, vous savez. Certaines personnes m'ont conseillée de consulter. Je ne sais pas si c'est grave à ce point là. Faut voir.
L'automne met du temps à arriver en Provence, il commence à peine à faire froid. Le ciel prend peut à peu sa teinte fraîche, il n'est plus l'éther opaque de l'été. Au moins ça.
Paradoxalement, je suis moins fatiguée maintenant qu'à la rentrée, alors que tout le monde est sur les rotules : peut-être que je n'ai pas assez bossé? Je ne sais pas. Au fond de mes tripes ces deux foutues dissertations à rendre pour la rentrée me terrorisent. J'ai compris que j'étais seule face à elles. Je n'arriverai pas à tout mener de front. J'ai déjà perdu beaucoup de batailles -toutes, en fait. La guerre? Elle est vaine, je la mène parce qu'il faut la mener, mais gagner ou perdre, au final, je m'en fiche.